Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : honnêtement, pour le budget, c’est plutôt bien joué
Design : look sympa, finition correcte mais on voit le tarif
Confort en main : légère, maniable, mais pas la plus sensible du monde
Matériaux : carbone composite correct, liège sympa mais pas parfait
Durabilité : ça a l’air solide, mais ce n’est pas un tank non plus
Performance sur l’eau : ça lance bien et ça tient les poissons, avec quelques limites
Ce que propose vraiment cette Berkley Cherrywood sur le papier
Points Forts
- Bon rapport qualité-prix pour une canne carnassier polyvalente
- Légère et assez confortable, poignée en liège agréable
- Action cohérente, ça lance bien et ça tient des poissons corrects
Points Faibles
- Sensibilité moyenne par rapport à des cannes plus haut de gamme
- Finition et liège un peu basiques, vieillissement visuel probable à moyen terme
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Berkley |
| Action | Action rapide modérée |
| Tranche d'âge | Adulte |
| Couleur | rouge |
| Taille | 1.80 m |10-35g |
| Latéralité manuelle | Ambidextrous |
| Style | 1,80 m, 10-35 g |
| Longueur | 1,8 mètres |
Une canne pas chère que j’ai vraiment emmenée au bord de l’eau
Je précise tout de suite : je suis un pêcheur loisir, pas compétiteur, et j’ai utilisé cette Berkley Cherrywood en 1,80 m / 10-35 g sur une bonne dizaine de sorties, en rivière et en étang, principalement au leurre pour le brochet, la perche et un peu de sandre. Je ne l’ai pas juste déballée dans le salon, je l’ai vraiment mise dans le coffre, cognée contre les branches, mouillée sous la pluie, bref, usage normal d’un gars qui fait ses sorties du week-end.
Mon idée au départ, c’était de me trouver une canne « pas trop chère » pour compléter mon matos, un truc que je n’ai pas peur de prêter à un pote ou de trimballer en vacances. La Cherrywood revient souvent dans les discussions quand on parle de cannes budget, donc je me suis dit que ça valait le coup de tester pour voir si la réputation est méritée ou si c’est juste un vieux nom qui traîne sur Internet.
Concrètement, je l’ai utilisée avec des leurres durs type crank et jerkbait autour de 10-20 g, quelques petits shads montés sur têtes plombées de 7 à 15 g, et deux-trois cuillers. J’ai fait quelques poissons corrects avec, notamment un brochet d’un peu plus de 70 et plusieurs perches sympa, donc j’ai pu voir comment la canne réagit en combat et pas seulement au lancer.
Globalement, mon ressenti, c’est que la canne est cohérente avec son prix : rien d’extraordinaire mais efficace. Elle a des points vraiment sympas pour le tarif, et aussi quelques limites assez logiques. Si tu cherches une canne de secours ou pour débuter sérieusement sans te ruiner, ça peut clairement se regarder. Si tu es déjà équipé en haut de gamme, tu vas vite voir les différences, mais ce n’est pas vraiment la cible de ce modèle.
Rapport qualité-prix : honnêtement, pour le budget, c’est plutôt bien joué
On arrive au point clé pour ce genre de produit : le rapport qualité-prix. La Berkley Cherrywood se trouve souvent à un tarif assez bas, surtout en promo. Pour ce prix-là, tu as une canne qui permet de pêcher sérieusement le carnassier, avec un confort correct, une action polyvalente et une finition qui ne fait pas jouet. Franchement, comparé à certaines cannes no-name au même prix, on sent qu’il y a un minimum de savoir-faire derrière.
Comparée à des cannes plus chères (genre 80-120 €), oui, tu perds en sensibilité, en légèreté, en finition. Mais la question, c’est : est-ce que ça t’empêche de prendre du poisson et de te faire plaisir ? Honnêtement, non. Pour un débutant ou quelqu’un qui veut un deuxième combo sans vider le compte, c’est un choix qui tient la route. Tu n’as pas l’impression de te faire arnaquer, et la canne fait globalement ce qu’elle promet.
Là où je trouve que ça devient intéressant, c’est pour :
- équiper un ado ou un pote qui débute
- avoir une canne « de coffre » toujours prête
- tester la pêche au leurre sans investir trop lourd
Donc pour moi, le bilan est clair : bon rapport qualité-prix. Ce n’est pas la canne qui va te faire découvrir un nouveau monde, mais pour ce qu’elle coûte, elle en donne assez. Si tu cherches la perfection, passe ton chemin. Si tu veux un outil honnête pour pêcher sans te prendre la tête, ça se regarde sérieusement.
Design : look sympa, finition correcte mais on voit le tarif
Niveau design, la Cherrywood joue la carte du classique : blank rouge foncé, poignée en liège, anneaux noirs. Le truc qui m’a plu, c’est que visuellement, pour le prix, ça ne fait pas jouet. Sur le ponton ou au bord de l’eau, elle a un look plutôt agréable, surtout si tu en as marre des cannes toutes noires. Le rouge « cherry » est assez discret, ce n’est pas un néon non plus.
En regardant de plus près, on voit quand même qu’on n’est pas sur du haut de gamme. Les ligatures d’anneaux sont propres mais sans plus, il y a quelques petites irrégularités dans le vernis si tu chipotes. Rien de dramatique, ça n’impacte pas la pêche, mais si tu as déjà tenu une canne à 150-200 €, tu vois tout de suite la différence. Pour un usage loisir, franchement ça passe, ça ne fait pas cheap au point de faire honte.
Le porte-moulinet est basique mais fonctionnel. J’ai monté dessus un moulinet 2500 et un 3000, les deux se sont bien calés, pas de jeu, pas de desserrage intempestif pendant la session. Le déséquilibre n’est pas énorme, la canne reste agréable en main même après plusieurs heures de lancer-ramener. Les anneaux en acier ne sont pas des bijoux technologiques, mais le fil glisse correctement, je n’ai pas eu de bruit bizarre ni de problème de tresse abîmée.
En résumé, côté design, on est sur quelque chose de simple, propre et cohérent avec le prix. Si tu cherches une canne qui en jette visuellement avec des détails partout, tu seras un peu frustré. Si tu veux juste un truc qui ressemble à une vraie canne de pêche, qui tient la route esthétiquement, c’est franchement pas mal pour ce budget.
Confort en main : légère, maniable, mais pas la plus sensible du monde
En action de pêche, la Cherrywood est plutôt agréable. Le poids est raisonnable, on ne se retrouve pas avec une barre à mine au bout du bras. Avec un moulinet 2500, l’équilibre est correct, le combo ne pique pas trop du nez. J’ai fait plusieurs sessions de 3-4 heures en lancer-ramener quasi non-stop, et je n’ai pas fini avec le poignet en vrac, ce qui est déjà un bon point pour une canne dans cette gamme de prix.
La poignée en liège aide bien côté confort. La prise en main est naturelle, tu trouves vite ta position, que tu pêches canne haute pour l’animation de leurre souple ou plus basse pour les cranks. Le liège ne glisse pas, même avec les mains un peu humides. J’ai pêché sous une petite pluie, ça restait gérable, pas de sensation de savon. La poignée n’est pas ultra travaillée, mais elle fait le job.
Côté sensibilité, par contre, on sent que ce n’est pas une canne haut de gamme. Sur les touches franches, aucun souci, tu les sens bien. Mais sur les petites gratouilles ou les touches un peu timides, notamment au leurre souple en verticale ou en linéaire lent, il faut être un peu plus concentré. Comparé à ma canne principale plus chère, la Cherrywood filtre un peu plus les infos qui remontent dans le blank. Ce n’est pas injouable, loin de là, mais si tu es habitué à du matos très réactif, tu vas le remarquer.
En résumé, niveau confort, c’est franchement pas mal pour le prix. Légère, maniable, pas fatigante, avec une poignée agréable. La contrepartie, c’est une sensibilité moyenne, mais honnêtement, pour un pêcheur loisir ou un débutant, ça reste largement suffisant pour se faire plaisir et prendre du poisson.
Matériaux : carbone composite correct, liège sympa mais pas parfait
La canne est annoncée en « carbone composite », donc ce n’est pas du full carbone haut de gamme. Concrètement, ça se ressent comment ? Le blank est un peu plus épais et un poil plus lourd qu’une canne plus chère, mais ça reste largement gérable pour des sessions de plusieurs heures. Tu sens qu’il y a de la réserve de puissance dans le talon, surtout pour la version 10-35 g, ce qui est rassurant quand tu tapes un brochet correct ou que tu accroches un gros leurre.
La poignée en liège, c’est un bon point à ce prix. Par contre, on n’est pas sur du liège premium. Au bout de quelques sorties, j’ai déjà vu quelques petites marques et une légère décoloration à certains endroits, surtout là où tu tiens le plus. Rien de dramatique, mais ça donne l’impression que dans deux ou trois saisons intensives, ça va être un peu marqué. L’avantage, c’est que le liège reste agréable en main, même quand il fait froid ou humide, beaucoup plus sympa qu’une poignée en mousse basique pour moi.
Les anneaux sont en acier, version simple, sans inserts ultra-tech. Avec de la tresse fine (type 10-12/100), je n’ai pas eu de souci particulier : pas de couinement, pas de traces visibles sur la tresse après plusieurs sessions. Pour être honnête, je ne sais pas si ça tiendra quinze ans, mais pour une utilisation normale, ça a l’air suffisant. J’ai quand même évité de tirer comme un bourrin sur les accrocs, par habitude.
Globalement, les matériaux sont dans la moyenne basse mais cohérents avec le tarif. Tu sens que ce n’est pas une canne de luxe, mais tu ne te dis pas non plus que c’est de la camelote prête à casser. Pour quelqu’un qui pêche une à deux fois par semaine et qui entretient un minimum son matos (rinçage si mer, éviter les gros chocs), ça devrait tenir correctement.
Durabilité : ça a l’air solide, mais ce n’est pas un tank non plus
Niveau solidité, après plusieurs sorties, la canne n’a pas montré de signe de faiblesse particulier. Pas de craquement suspect, pas d’anneau tordu, pas de jeu au niveau du porte-moulinet. Je l’ai quand même un peu malmenée : transport dans le coffre sans housse de luxe, choc léger contre une rambarde en béton, quelques frottements contre des branches. Pour l’instant, ça tient correctement.
Le blank en carbone composite donne une impression de robustesse raisonnable. Tu sens que tu peux brider un poisson correct sans avoir peur de tout exploser. Par contre, comme toutes les cannes, si tu la fais tomber en travers sur un caillou, ça ne pardonnera probablement pas. Ce n’est pas un manche ultra épais de canne à silure, ça reste une canne carnassier assez fine. Donc solide pour ce qu’elle est censée faire, mais pas indestructible.
Les anneaux n’ont pas bougé pour l’instant. Les ligatures tiennent, le vernis ne s’est pas écaillé malgré la pluie et quelques rinçages rapides à l’eau claire après des essais en mer. À voir sur le long terme, mais je ne vois rien d’inquiétant. Le liège, lui, marque un peu et se patine vite. Ce n’est pas choquant, mais il faut accepter que visuellement, après une saison, ça fera « canne qui a servi », pas vitrine de magasin.
En gros, niveau durabilité, je dirais : correct sans plus, mais cohérent avec le prix. Si tu en prends un minimum soin, tu peux faire plusieurs saisons sans souci. Si tu es du genre à balancer ton matos en vrac et à ne jamais rincer, il y a de fortes chances que ça vieillisse moyen, mais ce serait pareil avec la plupart des cannes dans cette gamme de prix.
Performance sur l’eau : ça lance bien et ça tient les poissons, avec quelques limites
Sur le terrain, la Cherrywood en 10-35 g se comporte plutôt bien. Au lancer, avec des leurres entre 10 et 25 g, la plage de confort est bonne. Ça part correctement, la canne charge bien sans avoir l’impression de forcer. Avec des leurres plus légers (7-8 g), ça part, mais tu sens que ce n’est pas son terrain de jeu préféré. À l’inverse, à 30-35 g, tu es sur le haut de la plage, donc je n’irais pas au-delà régulièrement si tu veux garder la canne longtemps.
L’action annoncée « rapide modérée » est assez juste. La pointe est assez nerveuse pour animer des leurres durs et des shads sans que ça fasse chewing-gum, mais il y a quand même une bonne partie du blank qui travaille en combat. Sur un brochet de 70+, la canne plie bien, tu sens la réserve dans le talon et ça encaisse les coups de tête sans décrochage. Pour la perche, c’est un peu puissant, mais ça reste fun, surtout avec des poissons un peu calibrés.
En ferrage, ça se passe bien. Je n’ai pas noté de manque de réactivité particulier, même avec un peu de bannière. Les touches sont bien transmises, et la canne a assez de nerf pour planter correctement, surtout avec de la tresse. Là où tu vois la limite, c’est sur la précision pour les animations très fines en leurre souple : ce n’est pas mou, mais ce n’est pas ultra sec non plus. On est vraiment sur un compromis polyvalent.
Par rapport à d’autres cannes budget que j’ai testées, la Cherrywood est dans le haut du panier niveau efficacité pure. Ce n’est pas une machine de guerre, mais pour pêcher le carnassier en loisir, elle fait clairement le boulot : tu lances, tu animes, tu ferres, tu ramènes, ça suit. Si tu veux une canne ultra spécialisée (finesse, big bait, verticale pure), il faudra regarder ailleurs. Mais pour une canne unique ou un deuxième combo polyvalent, ça se tient bien.
Ce que propose vraiment cette Berkley Cherrywood sur le papier
Sur la fiche produit, on voit vite que Berkley vise le pêcheur qui veut une canne simple et pas trop chère. On est sur une canne spinning, carbone composite, longueur annoncée 1,80 m (il y a aussi une version 1,72 m plus light), puissance 10-35 g et action rapide modérée. En gros, c’est censé être une canne polyvalente pour pêcher au leurre aussi bien en eau douce qu’un peu en mer (bars, petits lieus, etc.) si tu ne lui demandes pas la lune.
La canne est en une seule pièce, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient. Avantage : en général, meilleure continuité de l’action, moins de points de faiblesse. Inconvénient : c’est chiant à transporter si tu n’as pas une voiture adaptée, et à ranger dans un petit appart. Perso, je l’ai trimballée dans un fourreau rigide, ça passe, mais clairement, pour partir en train ou en avion, ce n’est pas l’outil idéal.
Ce qui est mis en avant par la marque : poids léger, anneaux en acier ultra-légers, poignée en liège, et un look « cherrywood » rouge foncé assez typique. On est loin des cannes ultra-tech en carbone haut module, mais sur le terrain, ça reste agréable en main. Tu sens que ce n’est pas un manche à balai, il y a un minimum de nervosité, et l’action rapide modérée est plutôt cohérente avec une utilisation leurre souple / leurre dur moyenne plage.
Niveau positionnement, on voit bien que ce n’est pas une canne premium : prix contenu, matériaux simples, montage basique. Mais pour quelqu’un qui veut une canne pour :
- pêcher le carnassier en loisir
- avoir un deuxième combo dans la voiture
- prêter à un débutant sans trembler
Points Forts
- Bon rapport qualité-prix pour une canne carnassier polyvalente
- Légère et assez confortable, poignée en liège agréable
- Action cohérente, ça lance bien et ça tient des poissons corrects
Points Faibles
- Sensibilité moyenne par rapport à des cannes plus haut de gamme
- Finition et liège un peu basiques, vieillissement visuel probable à moyen terme
Conclusion
Note de la rédaction
Après plusieurs sorties avec cette Berkley Cherrywood, mon avis est assez simple : c’est une canne honnête, sans chichis, qui fait le boulot pour le prix. Légère, assez confortable, action polyvalente, look sympa, et globalement fiable. Tu sens que ce n’est pas du haut de gamme, mais tu n’as pas non plus l’impression de pêcher avec un truc bas de gamme qui va te lâcher au premier poisson un peu sérieux.
Pour moi, cette canne est surtout adaptée à : ceux qui débutent au leurre et veulent un outil correct sans exploser le budget, ceux qui veulent un deuxième combo à laisser dans la voiture, ou ceux qui cherchent une canne à prêter à des potes sans stresser. Si tu es déjà bien équipé avec des cannes plus techniques, tu vas vite voir ses limites en sensibilité et en finition, donc ce ne sera pas ta canne principale, mais comme canne « utilitaire », elle a du sens.
En revanche, si tu cherches une canne ultra précise pour de la pêche très technique (finesse, verticale pointue, gros leurres lourds), ou si tu es très exigeant sur la finition et les matériaux, tu ferais mieux de viser une gamme au-dessus. La Cherrywood, c’est clairement du « bon rapport qualité-prix » pour une pratique loisir, pas un outil de maniaque du matos.